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30 janvier 2012

Un quinquennat à 500 milliards d'euros...

 

Il était le candidat de « l’État modeste ». L’homme qui allait faire baisser les impôts des Français et gérer nos finances en bon père de famille. Les 53 % d’électeurs qui ont cru que Nicolas Sarkozy allait remettre les finances publiques du pays d’aplomb n’en ont pas eu pour leur argent, c’est le moins qu’on puisse dire. Jamais le pays n’a été aussi endetté. Jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, la France ne s’est appauvrie aussi rapidement qu’au cours des quatre dernières années. La faute de la crise ? Non, celle d’un Président qui, après s’être augmenté lui-même – une première dans la Ve République –, a multiplié les dépenses inutiles et les cadeaux aux plus riches. 
Détails de l’ardoise record de 450 milliards laissée par Nicolas Sarkozy aux Français.

Deux journalistes ont compilé les chiffres. Leur tableau donne une image inédite du bilan financier 2007-2011.

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15 janvier 2012

Pierre Joxe: Pas de quartier, délinquance juvénile et justice des mineurs.

 

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Ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense sous François Mitterrand, aujourd’hui reconverti en avocat spécialisé dans la défense des enfants, Pierre Joxe publie ce mercredi 11 janvier Pas de quartier ? chez Fayard. Dans cet ouvrage, l’ancien ministre plaide pour le maintien du système juridique pour les mineurs en France, système dont il redoute la "démolition".


Sauver l’ordonnance de 1945


"J'ai découvert la justice des mineurs (régie par l'ordonnance de 1945, ndlr) à l'occasion de la loi Perben I de 2002, déjà d'inspiration sarkozyste, qui commençait à démolir le système", a-t-il expliqué à l'AFP. Puis, la loi dite Perben II de 2004 a introduit une mesure unique dans l'Europe démocratique, la possibilité de mettre un enfant en garde à vue pendant quatre jours dans certaines circonstances. C'est là que je me suis dit: quand je sortirai du Conseil constitutionnel, je vais me consacrer au droit des mineurs".


Eviter un système à l’américaine


Après une première partie où il revient sur une dizaine d'affaires particulièrement marquantes auxquelles il a assisté, Pierre Joxe dénonce, dans la deuxième partie de son livre, la "frénésie" législative qui détériore depuis dix ans l'ordonnance de 1945. Tout en brisant le devoir de réserve auquel il était soumis jusqu'en 2010 en tant que membre du Conseil Constitutionnel, l'ancien premier président à la Cour des Comptes plaide pour la défense de ce "prestigieux héritage de la Résistance" qui donne la priorité aux actions éducatives sur les mesures répressives. "Cette évolution nous conduirait, si elle se poursuivait, à un régime de droit des mineurs comparable à celui qui existe aux Etats-Unis, qui traite les enfants comme les adultes", a-t-il affirmé à l'AFP.


A 77 ans, cet ancien "sage" a donc décidé de s’engager, au grand jour, dans ce combat en faveur de la jeunesse. Invité de la matinale de France Inter, ce mercredi 11 janvier, Pierre Joxe est revenu sur cette ambitieuse bataille.

 


Pierre Joxe par franceinter




Pierre Joxe par franceinter

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08 septembre 2010

Sortie du livre "PRESIDENT DES RICHES" le 9 septembre :Les impostures du bouclier fiscal au crible de deux sociologues.

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Toutes les informations ici

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19 mai 2010

Alternatives Economiques, Pourquoi les riches doivent gagner moins? Mai 2010

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Sur le conseil de Micheline, je viens d'acheter le dernier numéro d'Alternatives économiques.
Allez-y!
Une phrase au hasard:"  Les grands patrons mesurent leurs rémunérations à la lumière de celles de leurs homologues américains ou britanniques, et ils apprécient celles de leurs employés à l'aune du coût du travail chinois."


Edito

 

Philippe Frémeaux | Alternatives Economiques n° 291 - mai 2010

"Sordide

La façon de faire du gouvernement sur le dossier des retraites n'est acceptable ni dans sa méthode ni dans ses objectifs. Côté méthode, l'Etat revient une fois de plus sur ses engagements. Souvenez-vous, en 2003, le ministre des Affaires sociales d'alors, un certain François Fillon, avait fait adopter une réforme qui prévoyait une clause de revoyure tous les cinq ans, afin d'ajuster les paramètres des régimes. Après un premier rendez-vous en 2008, le second devait donc intervenir en 2013. Et voilà que début 2010, le président nous explique qu'il y a urgence, que la crise a bouleversé la situation et qu'il faut "sauver les retraites", ce qui, dans la novlangue du pouvoir, signifie réduire une fois de plus les droits des futurs retraités.

Il y aurait donc urgence absolue à agir pour assurer l'équilibre des régimes de retraite en 2020, voire 2050? Evidemment non. En fait, le gouvernement entend profiter des déficits actuels, liés à la baisse des rentrées de cotisations sociales provoquée par la crise, pour dramatiser l'enjeu à long terme et imposer de nouvelles mesures restrictives, en sus de toutes celles adoptées depuis 1993. Ce faisant, il poursuit aussi un but plus immédiat, et plus légitime: témoigner de sa volonté d'équilibrer les comptes des régimes sociaux afin de préserver le crédit de la France, alors que la dette publique devrait dépasser 80% du PIB cette année.

Le problème est que, pour atteindre cet objectif, le moyen choisi est de couper dans les dépenses, en s'interdisant toute hausse des prélèvements. Le parallèle s'impose ici avec la poursuite des coupes claires dans les effectifs de la fonction publique et le refus de toute remise en cause des cadeaux fiscaux faits aux plus aisés depuis 2002.

Résultat: la priorité va sans doute être donnée à un report de l'âge légal de la retraite à 62, voire 63 ans. Contraindre les salariés à demeurer en poste, y compris ceux qui ont déjà cotisé le nombre d'annuités requises, permet en effet de réduire rapidement le coût global des retraites. La mesure est d'ailleurs plébiscitée par le patronat, qui réclame un report rapide de l'âge de départ à 65 ans, tout en continuant de pousser dehors les salariés âgés… Elle présente juste un petit défaut: elle pénalise tout particulièrement les salariés les moins bien lotis, ceux qui ont commencé à travailler très jeunes, dont l'espérance de vie est la plus faible et qui, arrivés à 60 ans, ont souvent déjà cotisé bien plus de quarante années. Un report de l'âge de la retraite serait en outre assez sordide dans la conjoncture actuelle, puisqu'une majorité de salariés sont hors l'emploi à 60 ans. Reporter leur âge de départ revient à les maintenir plus longtemps dans la précarité, afin d'empocher la différence qui sépare le montant de leurs futures pensions et les maigres revenus de remplacement auxquels ils accèdent aujourd'hui, au titre du chômage ou de l'invalidité. Quant à ceux qui sont encore en emploi, leur maintien en poste deux ou trois années de plus va pénaliser les jeunes, déjà très nombreux à fréquenter Pôle emploi.

Il ne suffit certes pas de faire payer les riches pour équilibrer les retraites à long terme, mais il est totalement inacceptable qu'on demande aux seuls pauvres de supporter l'ajustement que la crise a rendu nécessaire."

"N'OUBLIEZ PAS!" d'Edwy Plenel - Mediapart

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Pour la première, je ne prends pas trop de risques en vous communiquant la quatrième de couverture:

"La présidence de Sarkozy n'est cependant pas qu'une avalanche de décisions, d'annonces désordonnées et de nominations de complaisance. De la nuit du Fouquet's au grand emprunt national, elle a remodelé en profondeur la société française et l'appareil d'État, fracturant le paysage social, hystérisant le débat public, organisant collusions et conflits d'intérêt entre groupes économiques et responsables politiques.Ce livre recense les changements intervenus.

Une des citations de ce livre:  Laurent Solly (animateur de la campagne de Nicolas Sarkozy):
"La réalité n'a aucune importance, il n'y a que la perception qui compte."


Pour moi, c'est un livre qui met vraiment en colère, qui réveille et qui motive.

A acquérir d'urgence.


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17 mai 2010

Politis: les multinationales à l'assaut du bio

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Cette édition ouvre le débat sur l’emprise des multinationales dans le commerce bio et équitable.

Au sommaire de ce numéro :

Manger mieux : Le médecin Lylian Le Goff, auteur de "Manger bio, c’est pas du luxe" a étudié notre assiette et s’interroge sur notre alimentation.
Un modèle à bout de souffle :

  • Plusieurs enquêtes sur le rôle des multinationales dans le domaine du commerce équitable.
  • Entretien exclusif du sociologue américain Dan Jaffee, auteur du livre "Brewing Justice" sur le café équitable qui analyse le commerce équitable aux États-Unis.
  • Auteur du livre "Les coulisses de la grande distribution", Christian Jacquiau a exploré l’agriculture bio et équitable futuriste expérimentée en France.

Dans le Monde - Mexique : Enquêtes et reportages sur le maïs transgénique au Mexique et les résistances des producteurs bio.
Et si on changeait ? : Zoom sur les groupements d’achat, les AMAP, les autres circuits alternatifs et sur la consommation engagée vue par les ONG.
Idées et réflexions : Corinne Gendron, professeure au département Stratégie, responsabilité sociale et environnementale à l’université du Québec à Montréal dresse un portrait du mouvement équitable et bio. Bonne lecture de Politis !

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A tous ceux qui s'intéressent au commerce équitable, je recommande la lecture du  numéro spécial de POLITIS, - qui est publié à l'occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable.
Militante et bénévole du CE, moi-même,  - j'appartiens à un Réseau qui ne travaille pas avec la Grande Distribution, altermondialitse et Membre Fondateur d'Attac -, j'applaudis des 2 mains l'article de Christian "Quand le Marketing lave plus Vert". C. Jacquiau avait publié, il y a quelques années un ouvrage critique, intitulé "Les Coulisses du Commerce Equitable".
Dans l'article de Politis, après avoir émis quelque réflexions critiques sur certains acteurs du CE et annoncé 2 bonnes nouvelles , création de la GASE et de MIRAMAP, il nous présente la "Ferme du Sart", situé près de Lille, qui est, selon lui, "un parfait laboratoire du concept"dysneylandisé" du commerce du futur". C. Jacquiau termine son article par cette réflexion, que j'accueille sans réserve : ..."Pendant ce temps, de très efficaces communicants, relayés par d'authentiques militants, s'obstinent à grand renfort de publicité - payée par les contribuables le plus souvent - à nous faire croire que les promoteurs de ce commerce qui écrase tout sur son passage, à commencer par les petits producteurs des pays du Sud, seraient d'authentiques acteurs d'un "commerce équitable". Qui peut encore le croire ?"

Micheline Potignon

13 mai 2010

Hors-série sciences humaines: FRANCE 2010, les grands défis

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Les défis de la société française / édito

                          

Au cours des derniers mois, la France a vécu au rythme de la conjoncture de la crise mondiale. Les attentes fébriles du retour de la croissance, les inquiétudes sur le montant de la dette et le nombre de chômeurs ont légitimement monopolisé l’attention. Mais aujourd’hui que tiédissent les braises de la crise, nous manquons d’un regard plus ample sur les transformations en cours au sein de la société française. C’est un tel regard que propose ce numéro.

Il y est bien sûr question de croissance, de dette, de chômage. Mais ces sujets brûlants sont ici remis en perspective. Chercheurs et journalistes font le point sur les lentes mais profondes évolutions qui, depuis dix, vingt, trente ans contribuent à redessiner le visage d’une France moins immobile qu’on le croit souvent. Sommes-nous dans une société plus violente ? Comment consommons-nous ? La société française est-elle minée par le déclassement ? Une menace pèse-t-elle sur les libertés publiques ? Surtout, ce numéro tente, sur la base des travaux les plus récents, de pointer les défis qui vont tôt ou tard se présenter au pays, et présente des pistes de réflexion et d’action pour les relever. Régulation du marché du travail, croissance « verte », transformation des systèmes de protection sociale, performance du système éducatif, redéfinition de la politique culturelle, avenir des médias… Sur toutes ces questions, des diagnostics précis sont présentés ici, permettant de mieux décrire les évolutions probables, possibles voire souhaitables de la société française dans les années à venir.

08 mai 2010

Véro en mai d'Yvan Pommaux

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cliquez pour voir quelques planches en grand:

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La petite Véro est à craquer avec sa jupe plissée à bretelles, son pull fait main, ses chemisiers à col rond et ses petites lunettes. Le milieu social est celui des classes moyennes : maman institutrice, papa météorologiste, un grand frère Vincent et la petite sœur de18 mois. La famille a quitté le Tchad devenu indépendant en 1959 et vit dans un appartement de la banlieue parisienne. Ils possèdent machine à laver, télé et 404 Peugeot, biens de consommation encore rares à l’époque.

L’album commence par un flash back sur la France de l’Après Guerre : la figure du Général de Gaulle "le libérateur", le droit de vote des femmes, la "Nouvelle vague" au cinéma, mais aussi les émigrés d’Espagne, du Portugal, du Maghreb, de Turquie… appelés en renfort pour "reconstruire la France" et qui essaient de survivre dans " des baraques sans eau ni chauffage" : les bidonvilles. Il est question aussi de nos colonies et des nouvelles guerres qui se profilent…

Puis, les vastes doubles pages avec leurs dessins à la ligne claire, leurs vignettes et leurs bulles, regorgent de détails sur le mode de vie, la culture, les valeurs de 1968.
On redécouvre avec délice la culture juvénile de l’époque : Tintin, les séries du Club des cinq et d’Alice, Mademoiselle Age Tendre, le Che, et à la télé Saturnin, Bonne nuit les petits et Zorro…

Tandis que les Shadoks pompent, pompent, pompent, le contexte mondial s’alourdit : guerre du Viet-Nam, assassinat de Martin Luther King sur fond de racisme exacerbé et réaction des jeunes paciistes américains avec le mouvement Hippies.

Puis les luttes sociales qui se multiplient et l’entrée en ébulltion de la fac de Nanterre bouleversent le paysage : Vincent le frère aîné - "Appelez-moi Vince ! -" se lance dans la bataille au Quartier Latin, sous l’œil très intéressé de Véro qui collectionne les slogans. La zizanie règne entre parents, oncle et tante. Les grèves s’étendent dans un Paris bouleversé tandis que la province profonde prend peur.

Véro tente aussi sa manif avec les gosses du quartier sous une banderole « Il est interdit d’interdire. Les enfants au pouvoir ». Mais une claque bien sentie suffit à disperser la troupe !
L’album s’achève sur le retour au calme et les subtils changements de la société de l’Après 68 : augmentation des salaires, diminution du temps de travail, réflexion sur le statut de la femme, planning familial … Et pour Véro, le plus important ! la mixité des écoles et les maîtresses en pantalon ! "

Comme on le voit, cet album est une mine documentaire sociologique et historique, avec un brin de nostalgie, des clins d’oeil et beaucoup d’humour. Tout est léger et tendre dans cette évocation de ce moment important de notre passé. Les enfants comme les adultes y trouvent leur compte avec bonheur.

(Article de Marie-Claire Plume)

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"MATIN BRUN" de Franck Pavloff

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Quatrième de couverture:

"Charlie et son copain vivent une époque trouble,celle de la montée d'un régime politique extrême: l'État brun.
Dans la vie, ils vont d'une façon bien ordinaire entre bière et belote.Ni des héros, ni de purs salauds.Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.
Sait-on assez où risque de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous?"

Dix petites pages à 1€ qui tendent insidieusement le lecteur et qui entrent en résonance avec le texte suivant( écrit par un pasteur Allemand , Martin Niemöller, juste après la guerre).

"Quand les Nazis ont emmené les communistes, je suis resté silencieux :

c’est vrai quoi, je n’étais pas communiste.

Quand ils ont jeté en prison les sociaux-démocrates, je suis resté silencieux :

c’est vrai quoi, je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils ont emmené les syndicalistes, je n’ai pas protesté :

c’est vrai quoi, je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils ont emmené les Juifs, je n’ai pas protesté :

c’est vrai quoi, je n’étais pas Juif.

Quand ils m’ont emmené, il n’y avait plus personne pour protester."

Le collectif, toujours le collectif...

Vivement conseillé dès 10 ans.

M.Pat